Boulevard Lambermont: Attention Piétons

photo Bruzz whatsapp_image_2019-02-05_at_08.23.13
(photo Bruzz)                                    

 

Beaucoup de monde répondait à l’appel de « 1030 /0  » ce matin entre 8h et 8h30 à l’arrêt « Héliotropes » sur le Boulevard Lambermont à Schaerbeek

Les piétons manifestent – sans bloquer la circulation – pour leur sécurité. Le terrible accident du 28 janvier à cet endroit (un feu défectueux, un excès de vitesse, une grand-mère et deux jeunes victimes) est la goutte qui a fait déborder le vase.

Bernard Clerfayt Bd Lambermont 2

(photo fcw)

Depuis des années, la Commune demande un meilleur aménagement de ce qui reste une autoroute urbaine. Bernard Clerfayt, Bourgmestre de Schaerbeek, l’a encore rappelé ce matin.  La vitesse reste excessive en voie centrale, le phasage des feux pas toujours favorable aux piétons, les îlots ou quais d’arrêts de tram trop petits pour le nombre d’usagers.

Publicités

La Banque DELEN s’agrandit av. de Tervueren : faut-il condamner la nature dans l’îlot ?

 

                    

(sortie actuelle rue Braffort, pourquoi doubler cette voie ? )        (l’arbre qui ne peut être condamné)

Les affiches rouges d’enquête publique laissent croire à une petite régularisation urbanistique pour une banque prestigieuse. Aller voir le dossier à la maison communale d’Etterbeek permet d’apprendre que la Banque Delen a acheté l’immeuble voisin, occupé aujourd’hui par une mutuelle avenue de Tervueren .  C’est parfaitement son droit.

La tentation – à laquelle la Banque a déjà succombé en partie- est donc de relier les deux bâtiments, et les deux parcelles de terrain déjà largement entamées par du parking.

Le bâtiment de la mutuelle au 68-70 av de Tervueren est en grande partie classé et la négociation pour transformer les bureaux en style anversois a eu lieu avec la Commission Royale des Monuments et Sites.

La Banque demande aujourd’hui un permis unique (relatif à la fois à l’urbanisme et au patrimoine) pour rénover le bâtiment du 68-70 , le relier à la banque Delen ( 72 av de Tervueren) et modifier l’entrée et la sortie des voitures rue Bâtonnier Braffort en doublant la  voie – aujourd’hui unique  -dans l’îlot.

   Ceci a pour conséquences de faire disparaitre l’arbre qui est le long du pignon du 39 rue Braffort et d’augmenter la surface imperméable dans l’îlot.

Une entrée carrossable existe pourtant au 72 av de Tervueren. Dans la mesure où la banque souhaite relier les parkings (sous toiture verte) du 72 à ceux du 68-70 , ne pourrait-elle pas mieux organiser la circulation et respecter ce qui reste de nature dans ces parcelles en faisant entrer par l’avenue de Tervueren et sortir par la rue Braffort ?  Inutile alors d’abattre l’arbre et d’accroître l’imperméabilisation du terrain.  Ceci est mon souci principal, mais il y a  encore d’autres remarques à faire.

   L’enquête publique est ouverte jusqu’au 11 février . Le dossier est consultable du lundi au vendredi de 9 h à 12 h au service de l‘urbanisme de la commune d’Etterbeek (117 av d’Auderghem). Les remarques peuvent se faire par courriel à urbanisme@etterbeek.be  Notez qu’il s’agit du dossier n° 10742

La commission de concertation est prévue pour le 26 février. J’y serai.

 

 

Une page s’ouvre demain.

2018 dernier urbi fleurs du Cons com. 20181204_000134_resized

La page de 2018 se ferme. Après presque 25 ans de présence active, je quitte le Conseil communal d’Etterbeek. Place aux plus jeunes, c’est dans l’air du temps et c’est tant mieux.

J’admire encore le bouquet reçu à l’occasion et me remémore les plus beaux compliments. Merci à toutes et tous.

La page de 2019 s’ouvre et je souhaite pouvoir la savourer !

Prendre le temps et trouver la saveur de chaque instant, c’est aussi ce que je souhaite à tous les lecteurs d’Urbi et Fourbi.

Créé pour rendre compte d’un mandat, ce blog va certainement évoluer.

Autant savoir que vous pouvez continuer à me suivre.

Belle année !

RTBF dimanche 9 décembre , re-diffusion »noms de dieux » R.Stéphane

C’est John Lennon et la chanson « Imagine » qui a ouvert aujourd’hui à Liège les émouvantes funérailles de Robert STEPHANE, ancien administrateur général de le RTBF.

Cet institut lui rendra hommage en re-diffusant le 196ème numéro de « Noms de Dieux » :

Ce dimanche 9 décembre sur la Trois à 22h05.

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux en le revoyant ?

C’est aussi l’occasion de rappeler l’existence du livre de Jean Olivier : « A la recherche de sens : 200 noms de dieux », paru en 2017 chez edipro.  Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour philosopher.

Etes-vous prêts à faire votre « noms de dieux » ? photo couv 200 noms de dieux edipro

Voir www.recherchedesens.be

Robert Stéphane est mort, vive le Prince de Sérendip !

photo R.Stéphane

Patron de la RTB à Liège, il m’a accueillie comme jeune journaliste issue d’un concours transformé en examen dans les années ’70. Venant du secteur associatif et bruxelloise pur jus, Liège était mon deuxième choix. J’y allais pour écrire mes lettres persanes : « Comment peut-on être Liégeois ? »

C’est ainsi que Robert Stéphane est devenu mon deuxième patron, un grand patron. Les autres barreaux de l’échelle hiérarchique étant moins solides…

Robert Stéphane, Pierre André, Edmond Blattchen  et tant d’autres ont fait de moi une liégeoise de cœur.

L’esprit principautaire n’est qu’une marche vers une vision du monde. Loin du repli, l’information locale, enracinée, ouvrait sur une question qui intéresse tout le monde. Un passage piéton devant une école sur un boulevard de Cointe peut devenir source de réflexion. Il suffit d’être curieux ! De pratiquer aussi la sérendipité.

Edmond Blattchen a consacré en 2015 , un « Noms de dieux » à son patron. Il est temps que la RTBF rediffuse cette émission !  En la revoyant, nous comprendrons que Robert Stéphane est un Prince de Sérendip.

Paix et nouvelles découvertes à lui.

b84cc7b2-80e7-4bef-afd1-1ef6cca8c809[19136]

 

 

 

 

11 Novembre 1918-2018

Square de Merode- Monument aux artilleurs
                                                                                  Le Secrétaire communal d’Etterbeek Christian Debaty au pied de l’orme

Pendant la première guerre mondiale, dans la Belgique occupée, c’est le Comité National (présidé par Ernest Solvay et organisé par Emile Francqui) qui gère le ravitaillement et les secours à la population sous le contrôle parallèle, à la fois des autorités occupantes et de la Commision for relief in Belgium (dirigée par l’américain Hoover qui vit à Londres) et les puissances alliées ou garantes de l’État Belge. Le gouvernement belge est en exil au Havre (France) alors que le Roi Albert, chef des armées est à la côte belge.

   L’armistice qui interviendra le 11 novembre 1918 a été pressentie par chacun et résulte plus du système politique que de la victoire militaire. Le climat est à la révolution. Les empires s’écroulent. La population est patriote mais affaiblie.   C’est dans ce contexte que se produiront une série de rencontres au château de Loppem (Bruges). Le 11 novembre 1918 a lieu le premier contact entre le Roi, les Belges en exil et les Belges « de l’intérieur ». Les méfiances sont grandes. C’est dans le secret et en quelques jours que les accords sont pris. Ils auront d’immenses conséquences dont nous bénéficions toujours, comme le suffrage universel (toujours améliorable) et des progrès sociaux (liberté syndicale).

   Ce jour-là à Bruxelles, on fête l’espoir d’un monde meilleur. L’empereur Guillaume a démissionné, l’armée allemande est divisée et des bagarres éclatent entre les soldats, dont certains se groupent dans le soldatenrat révolutionnaire. La nuit précédente, Place Rogier et dans l’hôtel Palace, il y a eu une trentaine de morts…

   A Bruxelles, le patriotisme l’emporte sur la Révolution. Il faut reconstruire.

   Aujourd’hui, en souvenir, les communes ont planté un arbre. A Etterbeek, c’est un orme, planté au square Princesse Jean de Merode. Entre le monument aux artilleurs et un bureau de la Commission européenne. Tout un symbole.

 

 

 

 

 

Etterbeek : conseil communal du 22 Octobre 2018

   Un conseil communal d’après-élections. Le Bourgmestre félicite ceux qui se sont battus pour la démocratie. Les résultats sont connus : le bloc Liste du Bourgmestre-Ecolo/Groen -PS est maintenu avec un total de 31 sièges sur les 35 que compte le Conseil communal d’Etterbeek. Tout le monde a perdu un peu sauf Ecolo/Groen qui a gagné 5 sièges. Aucun parti extrémiste ne s’était présenté.

   La commune a – enfin – vendu son réseau de télédistribution à … Telenet. Prix : 6 millions d’euros. A force d’avoir attendu, il ne restait plus qu’un candidat.

  Côté finances, suite à une décision judiciaire.  La commune a mis en « non-valeur »  au budget 2018 les 700.000 € qu’aurait dû rapporter la taxe sur les antennes Mobistar  entre 2007 et 2013 .

  La Commune s’interroge sur les raisons de la dénomination de la rue du Cornet. Est-ce une déformation du nom du Comte de Hornes décapité avec le Comte d’Egmont sur la Grand Place en 1568 ? L’occasion de fouiller dans les archives… jusqu’au Pays-Bas. L’occasion aussi de rappeler que les rues d’Etterbeek comptent beaucoup de noms de militaires et qu’il serait temps de dénommer des rues de noms de femmes. Des résistantes, propose le PS. DéFI souhaite honorer Eugénie De Keyser, écrivaine et prix Rossel.  Que les habitants de la rue du Cornet se rassurent, il n’est pas question de modifier le nom de leur rue !

   On sait Etterbeek innovante en matière de solutions juridiques pour le logement : ré-invention du droit de préemption, utilisation de bâtiments vides pour loger des sans-abris, ouverture du chauffoir en hiver… Selon le CDH, la commune a vraiment loupé le coche dans une affaire d’expulsion alors que le Comité des Droits de l’Homme des Nations-Unies demande – et c’est une première – l’application du droit au logement. L’affaire a été exposée dans les journaux, portée par un célèbre professeur de droit international. Le logement est une compétence de la Région. Celle-ci a demandé à la Commune – dans le cadre de sa compétence en matière d’action sociale – de mettre un logement à disposition de la personne expulsée. Cela a été fait mais la personne a refusé, a expliqué le Bourgmestre qui estime que l’expulsion n’était pas interdite et que la police de la zone a agi sur réquisition du pouvoir judiciaire et pas du Bourgmestre.  Débats juridiques, opportunités politiques ? Toujours un drame humain.