Etterbeek: DéFi invite à passer des paroles aux actes autour d’une toiture.

   Le conseil communal du 14 octobre dernier était invité, à l’initiative de l’échevin Groen Jellema, à approuver plusieurs marchés publics dont un concernant le renouvellement et l’isolation de la toiture plate de la salle communale « Les blés mûrs », dans le parc de Fontenay-sous-Bois.

  Ce marché serait passé comme une lettre à la poste si DéFI, par la voix de Thierry Mommer, n’avait relevé que le matériau prévu pour l’isolation était du polyuréthane, issu de l’industrie pétrolière, polluant à sa fabrication comme à sa destruction vingt ans plus tard.

  DéFI, étonné de la contradiction entre cette proposition et la volonté affirmée de la majorité d’assurer la transition énergétique, a proposé que ce point soit postposé, le temps que le service des travaux propose une alternative durable et propre comme une isolation en liège. Une telle alternative pourra du reste être utilisée pour d’autres marchés publics etterbeekois.

  Il est à noter que le Bourgmestre a volontiers accepté le report du point.

 Nous vous tiendrons informés de la suite de ce dossier, espérant un épilogue non polluant. Ce petit billet tend à démontrer que parler d’écologie n’est utile que si les paroles sont suivies d’actes. Il est pour le moins étonnant de prendre un échevin écolo en flagrant délit de contradiction entre ce qu’il dit et ce qu’il fait. DéFI, qui s’inscrit résolument dans la transition énergétique, veillera à décrypter les cahiers des charges et à promouvoir le respect de notre environnement par l’utilisation d’alternatives non polluantes.

PAS de tours rue de la loi : SAUVER LA VUE des arcades du Cinquantenaire

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photo illustrant l’article du journal Le Soir du 19 septembre 2019

La simulation de la vue des projets de tours au-dessus et au travers des arcades du Cinquantenaire secoue aujourd’hui l’opinion publique. C’est la force d’une image qui cristallise un dossier déjà ancien.

L’implantation des institutions européennes à Bruxelles ne s’est pas faite sans dégâts urbanistiques et humains. Le fait est connu et les autorités bruxelloises essaient de réparer le quartier en introduisant des logements, des bureaux, des commerces, des espaces publics… la vie, quoi ! Cela a donné, depuis 2008 à une série de plans et de projets. Tout n’est pas à jeter mais le projet de plan d’aménagement directeur -Loi dit « PAD-Loi » est inquiétant à la fois pour sa méthode et pour son contenu.

Sa méthode : un plan d’aménagement directeur permet toutes les dérogations aux plans précédents. Souplesse administrative extrême, pas d’enquête publique pour chaque permis ultérieur… L’enquête sur le projet de plan directeur est donc le dernier moment de l’expression populaire démocratique et légale.

Son contenu ou plutôt son manque de contenu au sujet des vues à respecter au-dessus et au travers des arcades du Cinquantenaire. Le Cinquantenaire ne fait pas partie du périmètre du projet de plan. Cela ne doit pas justifier l’absence d’intérêt pour les vues.  Un vieil outil existe : c’est « l’Atlas des hauteurs limites » publié en son temps par le Ministère des Travaux publics. Il est destiné à la protection des vues depuis et sur certains lieux emblématiques de Bruxelles (Palais Royal, Grand-Place, Parlement, Cinquantenaire …). Une simulation de ces vues a été demandée lors de la réunion publique d’information de juin 2018, d’où la photo qui nous émeut aujourd’hui.

Pour traduire cette émotion dans une décision politique avec effet juridique, il faut participer à l’enquête publique, au moins sur ce point auquel on peut ajouter bien d’autres critiques…

À noter aussi que les tours existantes et trop visibles (bâtiment « The One » et « Realex »   en construction) pourraient voir leurs permis d’urbanisme annulé par le Conseil d’Etat (via l’annulation du Règlement zoné qui a permis leur construction). Si le projet PAD-Loi passe, elles pourraient se retrouver confortées.

Enquête publique du 7 octobre au 5 décembre 2019 (dernière date connue, car elle   a déjà été modifiée !)

 formulaire:https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd8m-eQH3M9n079aiMxy-T2X8UH1dGCUjJe9G3uoty8QNrNhA/viewform?fbzx=6489609326446621848

Documents dans les communes d’Etterbeek, Bruxelles, Saint-Josse, Ixelles, Woluwé-Saint-Pierre

Et sur :   https://perspective.brussels/fr/projets/poles-strategiques/quartier-europeen

Démolition brutale av.de Tervueren 8-12 ?

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photo: extrait dossier soumis à l’enquête publique- Bureau DDS+  –    coté  av de Tervueren

La démolition d’immeubles comme ceux du 8-12 avenue de Tervueren serait un choc, multiplié par le fait de :

– construire à la place un immeuble de 38 appartements et 4 commerces plus volumineux en style « brutaliste » très angulaire ;

– implanter 199 places de parking en souterrain, alors qu’il en existe déjà 27 ;

– creuser pour ce parking un trou de 14 m de profondeur ;

– se débarrasser  de la question esthétique au prétexte que chacun à ses goûts et ses couleurs ;

– ne pas respecter les voisins (dépasser la hauteur sous corniche, dépasser la profondeur du mitoyen à l’arrière du n°14 ) ;

– oublier l’existence des transports en commun dans l’allée latérale de l’av. de Tervueren pour la sortie parking;

– nier l’existence de l’autre rive de l’avenue de Tervueren et sa symétrie toute en rondeur ;

– oublier l’axe  Parc du cinquantenaire  – av. de Tervueren …

L’enquête publique sur ce projet brutal est en cours. La Commune d’Etterbeek organise une réunion d’information ce 6 juin. Je n’y serai pas.

La commission de concertation est prévue le 25 juin – dossier 10780

L’enquête publique ayant été prolongée, la réunion de la commission de concertation est reportée au 3 septembre.

Mise à jour:  la commission de concertation a émis un avis de 6 pages (consultables sur le site de la commune d’Etterbeek) qui se conclu de manière DEFAVORABLE .

Le promoteur a le droit d’aller en appel auprès de la Région.

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photo: extrait dossier soumis à l’enquête publique – Bureau DDS+ – côté Clos du Cinquantenaire

 

 

 

Boulevard Lambermont: Attention Piétons

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(photo Bruzz)                                    

 

Beaucoup de monde répondait à l’appel de « 1030 /0  » ce matin entre 8h et 8h30 à l’arrêt « Héliotropes » sur le Boulevard Lambermont à Schaerbeek

Les piétons manifestent – sans bloquer la circulation – pour leur sécurité. Le terrible accident du 28 janvier à cet endroit (un feu défectueux, un excès de vitesse, une grand-mère et deux jeunes victimes) est la goutte qui a fait déborder le vase.

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(photo fcw)

Depuis des années, la Commune demande un meilleur aménagement de ce qui reste une autoroute urbaine. Bernard Clerfayt, Bourgmestre de Schaerbeek, l’a encore rappelé ce matin.  La vitesse reste excessive en voie centrale, le phasage des feux pas toujours favorable aux piétons, les îlots ou quais d’arrêts de tram trop petits pour le nombre d’usagers.

La Banque DELEN s’agrandit av. de Tervueren : faut-il condamner la nature dans l’îlot ?

 

                    

(sortie actuelle rue Braffort, pourquoi doubler cette voie ? )        (l’arbre qui ne peut être condamné)

Les affiches rouges d’enquête publique laissent croire à une petite régularisation urbanistique pour une banque prestigieuse. Aller voir le dossier à la maison communale d’Etterbeek permet d’apprendre que la Banque Delen a acheté l’immeuble voisin, occupé aujourd’hui par une mutuelle avenue de Tervueren .  C’est parfaitement son droit.

La tentation – à laquelle la Banque a déjà succombé en partie- est donc de relier les deux bâtiments, et les deux parcelles de terrain déjà largement entamées par du parking.

Le bâtiment de la mutuelle au 68-70 av de Tervueren est en grande partie classé et la négociation pour transformer les bureaux en style anversois a eu lieu avec la Commission Royale des Monuments et Sites.

La Banque demande aujourd’hui un permis unique (relatif à la fois à l’urbanisme et au patrimoine) pour rénover le bâtiment du 68-70 , le relier à la banque Delen ( 72 av de Tervueren) et modifier l’entrée et la sortie des voitures rue Bâtonnier Braffort en doublant la  voie – aujourd’hui unique  -dans l’îlot.

   Ceci a pour conséquences de faire disparaitre l’arbre qui est le long du pignon du 39 rue Braffort et d’augmenter la surface imperméable dans l’îlot.

Une entrée carrossable existe pourtant au 72 av de Tervueren. Dans la mesure où la banque souhaite relier les parkings (sous toiture verte) du 72 à ceux du 68-70 , ne pourrait-elle pas mieux organiser la circulation et respecter ce qui reste de nature dans ces parcelles en faisant entrer par l’avenue de Tervueren et sortir par la rue Braffort ?  Inutile alors d’abattre l’arbre et d’accroître l’imperméabilisation du terrain.  Ceci est mon souci principal, mais il y a  encore d’autres remarques à faire.

   L’enquête publique est ouverte jusqu’au 11 février . Le dossier est consultable du lundi au vendredi de 9 h à 12 h au service de l‘urbanisme de la commune d’Etterbeek (117 av d’Auderghem). Les remarques peuvent se faire par courriel à urbanisme@etterbeek.be  Notez qu’il s’agit du dossier n° 10742

La commission de concertation est prévue pour le 26 février. J’y serai.

 

 

Une page s’ouvre demain.

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La page de 2018 se ferme. Après presque 25 ans de présence active, je quitte le Conseil communal d’Etterbeek. Place aux plus jeunes, c’est dans l’air du temps et c’est tant mieux.

J’admire encore le bouquet reçu à l’occasion et me remémore les plus beaux compliments. Merci à toutes et tous.

La page de 2019 s’ouvre et je souhaite pouvoir la savourer !

Prendre le temps et trouver la saveur de chaque instant, c’est aussi ce que je souhaite à tous les lecteurs d’Urbi et Fourbi.

Créé pour rendre compte d’un mandat, ce blog va certainement évoluer.

Autant savoir que vous pouvez continuer à me suivre.

Belle année !

RTBF dimanche 9 décembre , re-diffusion »noms de dieux » R.Stéphane

C’est John Lennon et la chanson « Imagine » qui a ouvert aujourd’hui à Liège les émouvantes funérailles de Robert STEPHANE, ancien administrateur général de le RTBF.

Cet institut lui rendra hommage en re-diffusant le 196ème numéro de « Noms de Dieux » :

Ce dimanche 9 décembre sur la Trois à 22h05.

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux en le revoyant ?

C’est aussi l’occasion de rappeler l’existence du livre de Jean Olivier : « A la recherche de sens : 200 noms de dieux », paru en 2017 chez edipro.  Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour philosopher.

Etes-vous prêts à faire votre « noms de dieux » ? photo couv 200 noms de dieux edipro

Voir www.recherchedesens.be

Robert Stéphane est mort, vive le Prince de Sérendip !

photo R.Stéphane

Patron de la RTB à Liège, il m’a accueillie comme jeune journaliste issue d’un concours transformé en examen dans les années ’70. Venant du secteur associatif et bruxelloise pur jus, Liège était mon deuxième choix. J’y allais pour écrire mes lettres persanes : « Comment peut-on être Liégeois ? »

C’est ainsi que Robert Stéphane est devenu mon deuxième patron, un grand patron. Les autres barreaux de l’échelle hiérarchique étant moins solides…

Robert Stéphane, Pierre André, Edmond Blattchen  et tant d’autres ont fait de moi une liégeoise de cœur.

L’esprit principautaire n’est qu’une marche vers une vision du monde. Loin du repli, l’information locale, enracinée, ouvrait sur une question qui intéresse tout le monde. Un passage piéton devant une école sur un boulevard de Cointe peut devenir source de réflexion. Il suffit d’être curieux ! De pratiquer aussi la sérendipité.

Edmond Blattchen a consacré en 2015 , un « Noms de dieux » à son patron. Il est temps que la RTBF rediffuse cette émission !  En la revoyant, nous comprendrons que Robert Stéphane est un Prince de Sérendip.

Paix et nouvelles découvertes à lui.

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11 Novembre 1918-2018

Square de Merode- Monument aux artilleurs
                                                                                  Le Secrétaire communal d’Etterbeek Christian Debaty au pied de l’orme

Pendant la première guerre mondiale, dans la Belgique occupée, c’est le Comité National (présidé par Ernest Solvay et organisé par Emile Francqui) qui gère le ravitaillement et les secours à la population sous le contrôle parallèle, à la fois des autorités occupantes et de la Commision for relief in Belgium (dirigée par l’américain Hoover qui vit à Londres) et les puissances alliées ou garantes de l’État Belge. Le gouvernement belge est en exil au Havre (France) alors que le Roi Albert, chef des armées est à la côte belge.

   L’armistice qui interviendra le 11 novembre 1918 a été pressentie par chacun et résulte plus du système politique que de la victoire militaire. Le climat est à la révolution. Les empires s’écroulent. La population est patriote mais affaiblie.   C’est dans ce contexte que se produiront une série de rencontres au château de Loppem (Bruges). Le 11 novembre 1918 a lieu le premier contact entre le Roi, les Belges en exil et les Belges « de l’intérieur ». Les méfiances sont grandes. C’est dans le secret et en quelques jours que les accords sont pris. Ils auront d’immenses conséquences dont nous bénéficions toujours, comme le suffrage universel (toujours améliorable) et des progrès sociaux (liberté syndicale).

   Ce jour-là à Bruxelles, on fête l’espoir d’un monde meilleur. L’empereur Guillaume a démissionné, l’armée allemande est divisée et des bagarres éclatent entre les soldats, dont certains se groupent dans le soldatenrat révolutionnaire. La nuit précédente, Place Rogier et dans l’hôtel Palace, il y a eu une trentaine de morts…

   A Bruxelles, le patriotisme l’emporte sur la Révolution. Il faut reconstruire.

   Aujourd’hui, en souvenir, les communes ont planté un arbre. A Etterbeek, c’est un orme, planté au square Princesse Jean de Merode. Entre le monument aux artilleurs et un bureau de la Commission européenne. Tout un symbole.